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Dusty, l'homme sur les toits 5 mars 2013

Il y a quelques semaines, nous parlions déjà de ToitsVerts...
Aujourd'hui, je vous propose une rencontre avec Dutsy.

Dusty, Qui es-tu, où es-tu?

Avant tout, je suis un amoureux de la nature (depuis que je suis descendu d’une chaise pour bébé pour courir après un rouge-gorge) et suis maintenant président de la fédération européenne des associations des toits végétalisés. J’ai l’honneur d’assurer cette fonction après avoir milité et contribué à l’évolution des règlementations professionnelles qui préconisaient que les toitures végétales ne pouvaient pas être utilisées sur des immeubles. Je reste passionné pour la biodiversité qui a toute sa place sur les toitures végétalisées et qui ne devrait pas être confrontée à des fins de non-recevoir, pour des raisons techniques.


Je vis à Londres où mon travail pour les toits verts a démarré et où se situe une grande partie de mon travail. En fait, je suis chanceux de parcourir le monde comme conférencier et conseiller, de la Corée du Sud au Canada, à la Suède, à la Turquie en passant par Seattle ou Auckland. Si je peux porter le drapeau de la nature et des toits végétalisés, je le fais.

 

Peux-tu expliquer l’origine de ton travail ? Pourquoi les toits ?

Tout a commencé avec un oiseau, puis les scarabées rares, les araignées, les abeilles pour arriver à l’enjeu pour les villes de s’adapter au changement climatique.

Il y a 15 ans, nous avons découvert un rare rougequeue noir qui se développait dans le sud de Londres. Le site allait être construit et pour protéger l’oiseau nous avons eu l’idée de déplacer son nid sur un toit. A l’occasion d’un déplacement en Suisse, nous avons appris que des fleurs sauvages locales pouvaient aider à préserver de rares espèces de punaises. Mon collègue Dr. Kadas a étudié la biodiversité des invertébrés sur les toits depuis maintenant 10 ans. C’est la plus longue étude de ce type au monde. En 2004, le monde s’est mis à parler de changement climatique (beaucoup d’entre nous en parlaient déjà depuis des années !). Nous avons insisté sur l’importance de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et sur le fait que l’adaptation des villes à ce changement pouvait passer par la terre et la végétation. Il y a de nombreux toits plats à Londres. En fait, il y a très peu d’espaces au sol donc les toits sont les lieux possible pour la flore à Londres. Ainsi que les abeilles, les oiseaux, les punaises.

 D

As-tu des temps forts prévus en 2013 ?

Nous sommes en train de concevoir la première zone humaine sur toit à Londres. J’espère cet été organiser des visites de toits verts. Je l’ai déjà fait mais de façon non officielle . Nous venons juste d’installer la première zone boisée sur un toit d’un bâtiment à étage à Londres (peut-être une première mondiale). Ce projet a été conçu par mon collègue @ecoschemes.

Quant à mes conférences sur les toits verts, je serai à Budapest au mois d’Avril, à Hambourg en mai et je serai à Singapour au mois de novembre.

Ici à Londres, nous allons tenir une importante conférence européenne sur les infrastructures vertes à Londres. Pour plus d’infos, contactez

greeninfrastructurepeople@livingroofs.org


Pour découvrir la BiodiverCité dans ta ville ou aux alentours, où m’emmènerais-tu ?

Je t’emmènerais faire un tour des toitutes vertes dans le centre de Londres, de Soho au London Bridge. Nous irions aussi voir le plus important hôtel pour abeilles de Londres et sans doute le plus grand au monde… sur un toit, en haut du conservatoire de danse « Laban Dance Center ».

Nous irions également au parc Clapton qui a été transformé en un oasis de biodiversité par mon ami et coauteur de notre livre, John Little.

 D

Quelles fermes sur toits devrais-je absolument découvrir, en Angleterre ou ailleurs ?

Il ne se passe pas grand-chose en Angleterre sur ce front. Il faut plutôt aller à New York, à Chicago ou Paris. Un de mes toits préférés se situe à Vienne, à la Sarg Fabric.

Est-ce que le terme BiodiverCité t’inspire ?

Oui, à partir du moment où l’on parle de diversité, de vie sauvage et qu’il ne s’agit pas d’une excuse pour des architectes et paysagistes pour paraître à la mode. La BiodiverCité invite à comprendre que la vie sauvage a sa place en ville et que cela ne relève pas uniquement d’esthétique pour des designers !

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Dusty est membre de seedbomb.net, retrouvez-le ici!

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Rebecca Armstrong

 

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